Mahmoud Darwich & Elias Khoury – « Avec le langage on peut vivre partout dans le monde »

                La poésie de Mahmoud Darwich (1942-2008) chante la terre palestinienne, l’exil, la langue. Développant une riche réflexion sur les fonctions et les formes du discours poétiques, il n’a de cesse d’échapper aux étiquettes identitaires dans lesquelles mondes critiques et politiques veulent l’enfermer. Il est unanimement considéré comme l’un…

L’oeuvre de Jean Genet, ou l’éloge des marges

Ecouter  Lire  Journal du voleur, Gallimard, Paris, 1949, Folio, 1982, p. 27-28 (courte citation)  Mes amours avec Salvador durèrent six mois. (…) Salvador prenait soin de moi, mais la nuit, à la bougie, je recherchais dans les coutures de son pantalon les poux, nos familiers. Les poux nous habitaient. A nos vêtements, ils donnaient une animation,…

Questionner l’image – de l’actualité des Humanités

  Politique de l’image :    Rédigé dans un contexte politico-religieux de grandes tensions entre catholiques et protestants, Le Quart-Livre  questionne l’image, notamment celle de « Dieu en terre ». Délaissant l’île des Papefigues, Pantagruel et ses compagnons se rendent sur l’île des Papimanes: Homenaz, leur « Evesque », les accueille, leur montre les « Sainctes Décrétales » et « l’archétype d’un Pape ».  La…

De « La Place de l’étoile » au prix Nobel – (re)découvrir Patrick Modiano

  « Mais c’est sans doute la vocation du romancier, devant cette grande page blanche de l’oubli, de faire resurgir quelques mots à moitié effacés, comme ces icebergs perdus qui dérivent à la surface de l’océan.» (Patrick Modiano, Discours de réception du prix Nobel de littérature, prononcé à Stockholm le 7 décembre 2014 – courte citation) Entrer :    …

Tokyo, la nuit – (Re)lire Jean-Philippe Toussaint

Vue de haut pendant la nuit, la terre semble parfois retrouver quelque chose de sa nature d’origine, davantage en accord avec l’état sauvage de l’univers primitif, proche des planètes inhabitées, des comètes et des astres perdus dans l’infini des espaces cosmiques, et c’était cette image que Tokyo donnait d’elle-même à présent derrière la baie vitrée…