« The danger of a single story » – Chimanda Ngozi Adichie

 

Dans la perspective d’entrer dans l’oeuvre de Chimamanda Ngozi Adichie, l’on propose ici d’écouter l’auteure nigériane, puis de découvrir des extraits de deux de ses romans. La première vidéo, sous-titrée en français, est une courte conférence de C. Ngozi Adichie, établie dans le cadre du Ted talk, où la romancière explique le rôle décisif que certaines oeuvres africaines ont eu dans sa vie de citoyenne et d’écrivain. C’est aussi l’occasion de réfléchir aux dangers d’une histoire unique, problématique qu’elle aborde également dans ses oeuvres, notamment dans L’Autre moitié du soleil et dans AmericanahLa seconde vidéo, en anglais, est une conférence donnée par la romancière à l’Université de Nairobi : elle revient avec humour sur son parcours, précisant au fil des mots, la difficulté de définir une identité littéraire, puis elle rend hommage au journal Kwani en rappelant son rôle dans la mise en lumière d’une nouvelle génération d’écrivain(e)s africain(e)s.

 
 
Pour découvrir la singularité de sa voix romanesque, voici quelques extraits de deux de ses romans, L’Autre moitié du soleil (Half a yellow sun, 2006) et Americanah (2013). Dans le premier, à travers une composition romanesque subtile, la romancière retrace les destins de deux soeurs jumelles nigérianes, Olanna et Kainene, frappées dans leurs vies personnelles et familiales par les violences de l’Histoire, et notamment la guerre opposant le Nigéria et le Biafra. 
La sirène ne se déclencha pas, le lendemain matin, aussi quand, très tôt, les violents wah-wah-wah des bombardiers surgirent de nulle part, alors qu’Olanna délayait de la farine de maïs pour préparer la bouillie de Baby, elle comprit que c’était fini. Quelqu’un allait mourir. Peut-être mourraient-ils tous. La mort était la seule chose qui lui semblât avoir un sens quand elle se recroquevilla sous le sol, attrapa une pincée de terre, la frotta entre ses doigts et attendit que le bunker explose. Les bombardements étaient de plus en plus proches. Le sol palpitait. Elle ne sentait rien. Elle s’éloignait de l’intérieur d’elle-même en flottant. Il y eut une autre explosion et la terre vibra, et l’un des enfants nus qui rampaient après les grillons pouffa de rire. puis les explosions cessèrent et les gens qui l’entouraient se mirent à bouger. Si elle avait été tuée, si Odenigbo, Baby et Ugwu avaient été tués, le bunker aurait toujours l’odeur d’un champ fraîchement labouré et le soleil se lèverait toujours et les grillons sauteraient toujours. La guerre continuerait sans eux. Olanna exhala, pleine d’une rage écumante. C’était ce sentiment même d’être dénuée de toute importance qui la fit passer de la peur extrême à la fureur extrême. Il fallait qu’elle compte. Elle ne vivrait plus dans l’inertie, en attendant de mourir. Tant que le Biafra n’aurait pas gagné, les vandales ne lui dicteraient plus ses conditions de vie.
Elle fut la première à sortir du bunker. Une femme s’était jetée au sol près du corps d’un enfant et se roulait dans la poussière en criant : « Gowon, qu’est-ce que je t’ai fait ? Gowon, olee ire m mere gi ? » Quelques femmes se rassemblèrent autour d’elle et l’aidèrent à se relever. « Arrêtez de pleurer, ça suffit, dirent-elles. Vos autres enfants, que voulez-vous qu’ils fassent ?
Olanna alla dans le jardin et entreprit de tamiser les cendres du seau en métal. Elle alluma un feu en toussant ; la fumée du bois piquait la gorge. 
Ugwu la regardait.
« Ma’ame ? Vous voulez que je le fasse ?
– Non. » Elle délaya les cendres dans une cuvette d’eau froide en remuant avec une force qui lui éclaboussa de l’eau sur les jambes. Elle mit le mélange sur le feu et ignora Ugwu. Il dut sentir la colère qui montait dans son corps et lui tournait la tête, car il rentra silencieusement dans la maison. Dans la rue, la voix de la femme qui criait s’éleva encore et encore, plus rauque et plus grêle que la fois précédente. Gowon, qu’est-ce que je t’ai fait ? Gowon, olee ire m mere gi ? Olanna versa un peu d’huile de palme dans la mixture refroidie et mélangea, mélangea à en avoir les bras ankylosés par la fatigue. Il y avait quelque chose de délicieux dans la sueur qui dégoulinait sous ses bras, dans la poussée d’énergie qui faisait battre son coeur, très fort, dans la pâte à l’odeur étrange qui apparut après le refroidissement. Ça moussait. Elle avait fait du savon. 
Courte citation du chapitre 30 de L’Autre moitié du soleil (Half a yellow sun, 2006),
trad. fr. Mona de Pracontal, Paris, Gallimard, Folio, pp. 432-433.

Richard [le compagnon de Kainene] s’écarta autant qu’il le put des deux journalistes américains dans la voiture, se plaquant contre la portière de la Peugeot. […] Le rondouillard se pencha en travers de Richard pour regarder par la fenêtre. 

 « Je n’arrive pas à croire que les gens se déplacent, que ce soit en voiture ou à pied. On ne dirait pas qu’il y a une guerre.

– Jusqu’au moment où il y a un raid aérien », dit Richard. Il avait la tête reculée et bloquait sa respiration. 

« Est-il possible de voir l’endroit où les soldats biafrais ont abattu l’ouvrier du pétrole italien? demanda le rouquin. On en a parlé dans la Tribune, mais j’aimerais faire un papier plus long.

– Non, ce n,’est pas possible », répondit sèchement Richard. 

Le rouquin l’observait. 

« D’accord. Mais vous avez du nouveau à me raconter ?

Richard soupira. C’était comme s’il saupoudrait du piment sur sa plaie : des milliers de Biafrais étaient morts et cet homme voulait savoir s’il y avait du nouveau sur la mort d’un Blanc. Richard écrirait là-dessus, sur cette règle du journalisme occidental: cent Noirs morts égalent un Blanc mort.

« Il n’y a rien de nouveau à raconter, dit-il. Cette zone est occupée, à présent.

Au poste de contrôle Richard s’adresse en igbo à la femme de la Défense Civile. Elle examina leur laissez-passer, sourit d’un air suggestif et Richard lui rendit son sourire ; sa silhouette longue, fine et sans poitrine lui rappelait Kainene. 

« Elle avait l’arrêt vraiment intéressée, dit le rondouillard. J’ai entendu dire qu’on pouvait facilement baiser gratos ici. Mais les filles ont une espèce de maladie sexuellement transmissible, non ? La maladie de Bonny ? Faites gaffe, les gars, si vous voulez pas ramener quelque chose à la maison. »

Son arrogance irrita Richard.

« Le camp de réfugiés où nous nous rendons est tenu par ma femme, dit-il.

– Vraiment ? Elle est là depuis longtemps? 

– Elle est biafraise. »

Le rouquin, qui regardait par la fenêtre, se tourna vers Richard et dit : 

« A la fac, j’avais un copain anglais qui craquait un max pour les filles de couleur. « 

Courte citation du chapitre 30, L’Autre moitié du soleil (Half a yellow sun, 2006),
trad. fr. Mona de Pracontal, Paris, Gallimard, Folio, pp. 563-565.
Dans Americanah, la romancière explore à travers le personnage d’Ifemelu, jeune universitaire nigériane qui vit aux Etats-Unis, l’expérience d’une femme afro non américaine aux USA. Elle s’apprête à revenir au Nigéria après avoir vécu une dizaine d’années aux Etats-Unis. Ifemelu tient également un blog, dont certaines chroniques sont insérées dans le roman. Dans le premier extrait, le personnage échange avec une femme américaine, Kelsey, dans un salon de coiffure. S’il introduit une réflexion métapoétique sur l’écriture romanesque, l’échange invite également à reconsidérer la place du lecteur dans l’interprétation des textes. Le second extrait d’Americanah met quant à lui en évidence une des singularités du roman, à savoir l’inscription dans le corps même du roman, de pages de blog : l’extrait choisi met en évidence la réflexion menée dans le roman, et souvent avec humour, sur la notion de race.
 
– Les femmes ont-elles le droit de vote dans votre pays ? demanda Kelsey. 
      Un silence plus long. « Oui, répondit Mariama [ la coiffeuse ].
– Que lisez-vous ? Kelsey s’était tournée vers Ifemelu. 
     Ifemelu lui montra la couverture du roman. Elle n’avait pas envie d’engager une conversation. Surtout avec Kelsey. Elle reconnaissait chez elle le nationalisme des Américains libéraux qui critiquaient copieusement l’Amérique mais n’aimaient pas que vous en fassiez autant : ils s’attendaient à ce que vous gardiez le silence, soyez reconnaissant, et vous rappelaient en permanence à quel point l’Amérique était supérieure à l’endroit, quel qu’il soit, d’où vous veniez. 
« C’est bien ? « 
– Oui. 
– C’est un roman, n’est-ce pas ? De quoi parle-t-il ?  »  
     Pourquoi les gens demandaient-ils « De quoi parle-t-il ? « comme si un roman devait parler d’une seule chose. La question déplut à Ifemelu ; elle lui aurait déplu même si elle n’avait pas ressenti, outre cette décourageante incertitude, un début de migraine.  » Ce n’est peut-être pas le genre de livre que vous aimeriez si vous aviez des goûts particuliers. C’est un mélange de prose et de poésie. 
– Vous avez un accent merveilleux. D’où êtes-vous ?
– Du Nigéria.
– Oh, génial. » Kelsey avait des doigts fins ; ils auraient été parfaits dans une publicité pour des bagues.  » J’ai l’intention de me rendre en Afrique cet automne. Au Congo et au Kenya, j’essayerais peut-être de visiter la Tanzanie. 
– C’est bien. 
– J’ai lu des livres pour me préparer. Tout le monde m’a recommandé Le Monde s’effondre ; que j’avais lu au lycée. C’est un très bon livre, mais un peu désuet, non ? Je veux dire, il ne m’a pas aidée à comprendre l’Afrique moderne. Je viens de lire ce livre formidable, A la courbe du fleuve. Il m’a permis de vraiment comprendre comment l’Afrique d’aujourd’hui fonctionne. »
    Ifemelu émit un son, à mi-chemin entre un grognement et un bourdonnement, mais ne dit rien. 
« Il est tellement honnête, le livre le plus honnête que j’ai lu à propos de l’Afrique. »
     Ifemelu s’agita sur son siège. Le ton affirmatif de Kelsey lui tapait sur les nerfs. Sa migraine empirait. Elle ne pensait pas que le sujet du roman fût l’Afrique. Il concernait l’Europe, ou le regret de l’Europe, l’image meurtrie qu’avait de lui-même un Indien, né en Afrique, qui se sentait blessé, diminué, de ne pas être européen, membre d’une race qu’il avait élevée au pinacle pour sa capacité créatrice, et transformait ses prétendues incapacités personnelles en une impatience méprisante pour l’Afrique ; en affichant une attitude hautaine envers l’Africain, il pouvait devenir, même fugitivement, un Européen. Elle s’inclina en arrière sur son siège et exprima son idée sur un ton mesuré. Kelsey eut l’air stupéfait ; elle ne s’était pas attendue à une mini-conférence. Puis elle dit aimablement : « Oh, bon, je vois pourquoi vous interprétez le roman de cette façon. 
–  Et je vois pourquoi vous l’interprétez comme vous le faites », répliqua Ifemelu. 
     Kelsey haussa les sourcils, comme si Ifemelu était une de ces personnes un peu dérangées qu’il valait mieux éviter. Ifemelu ferma les yeux.
Courte citation d’AmericanahChimamanda Ngozi Adichie,
 trad. fr. Anne Damour, Paris, Gallimard, Folio, 2016, pp. 285-286. 
 
 
Appel à Michelle Obama – les cheveux comme métaphore de la race
Mon amie blanche et moi sommes deux groupies de Michelle Obama. Aussi, l’autre jour lui ai-je dit : Je me demande si Michelle Obama a des extensions, ses cheveux paraissant plus fournis à présent, et les passer au fer tous les jours doit sacrément les abîmer. Et elle me répond : Tu veux dire que ses cheveux ne poussent pas naturellement de cette façon ? Donc est-ce une erreur de ma part ou n’avons-nous pas ici la parfaite métaphore de la race en Amérique ? Les cheveux. Avez-vous remarqué qu’à la télévision, dans les émissions sur les soins de beauté, les Noires ont des cheveux naturels (rêches, enroulés, crépus ou frisés) sur la vilaine photo « avant », et sur la flatteuse photo « après » quelqu’un a pris un instrument en métal brûlant et lissé leurs cheveux ? Certaines femmes noires (américaines et non américaines) préféreraient  se promener dans la rue que d’être vues en public avec leurs cheveux naturels ? Parce que, voyez-vous, ce n’est pas professionnel, sophistiqué, ce que vous voudrez, ce n’est simplement pas normal. (S’il vous plaît, les commentateurs, ne me dites pas que c’est la même chose pour les femmes blanches qui ne se teignent pas les cheveux.) Quand vous avez vraiment les cheveux naturels de femme noire, les gens pensent que vous y avez « fait » quelque chose. En réalité, celles qui ont des cheveux afro ou des dreadlocks sont celles qui n’ont rien « fait » à leurs cheveux. Vous devriez demander à Beyonce ce qu’elle a fait. (Nous aimons tous Bey mais pourrait-elle nous montrer, juste une fois,  à quoi ressemblent ses cheveux lorsqu’ils poussent sur son crâne ?) J’ai naturellement les cheveux crépus. Que je les coiffe en tresses collées, en afro ou en nattes. Non, ce n’est pas pour des raisons politiques. Non, je ne suis pas artiste, poète ou chanteuse. Pas plus qu’une mère nature. Simplement je ne veux pas mettre de défrisant – je suis déjà exposée dans ma vie à suffisamment de risques de cancer. (En passant, pourrait-on interdire les perruques afro à Halloween ? L’afro n’est pas un déguisement, pour l’amour du ciel.) Imaginez que Michelle Obama en ait assez de ses fers à défriser, décide de revenir à ses cheveux naturels et apparaisse à la télévision avec une masse de cheveux laineux, ou des boucles serrées. (On en peut pas prévoir quelle en sera la texture. Il est courant qu’une femme noire ait trois différents types de texture sur la tête.) Elle serait hallucinante, mais le pauvre Obama perdrait sûrement le vote des indépendants, et même celui des démocrates indécis.
MISE À JOUR: ZoraNeale22, qui revient à la coiffure naturelle, m’a demandé de poster ma méthode. Du beurre de karaté pur en guise de baume démêlant convient à beaucoup de cheveux naturels. Mais pas à moi. Le beurre de karaté rend mes cheveux grisâtres et secs. Et les cheveux secs c’est mon plus grand problème. Je les lave une fois par semaine avec un shampoing hydratant. Je ne les sèche pas avec une serviette. Je les laisse mouillés, les divise ne sections, et applique un baume crémeux (mon préféré pour le moment est le Qhemet Biologics, les autres sont Oyin Handmade, Shea Moisture, Bask Beauty, et Darcy’s Botanicals). Puis je sépare mes cheveux en trois ou quatre grosses tresses plaquées et noue mon foulard de satin (le satin est préférable, il conserve l’humidité, tandis que le coton l’absorbe). Je me couche. Le lendemain matin, je défais les tresses et voilà j’ai une ravissante afro légère et mousseuse. Et je ne le peigne jamais, jamais lorsqu’ils sont secs. Seulement quand ils sont mouillés, ou humides, ou totalement imbibés d’hydratant. Cette formule peut même s’appliquer à nos amies blanches frisées qui sont fatiguées des fers à défriser et des traitements à la kératine. Y a-t-il des Noires américaines ou non américaines qui veulent nous faire partager leur méthode ?
Courte citation d’AmericanahChimamanda Ngozi Adichie,
 trad. fr. Anne Damour, Paris, Gallimard, Folio, 2016, pp. 437-438.
Prolonger : 
 
Pour aller plus loin, il est possible d’écouter/ de consulter les ressources placées ci-dessous: la première est un podcast de l’émission La Dispute, animée par A. Laporte sur France Culture, où les critiques reviennent sur leur lecture d’Americanah ; la seconde est une invitation à découvrir l’interview (et le numéro dans son ensemble) de Chimamanda Ngozi Adichie publiée dans la revue America, en 2019.  
 

Julien Bisson [Journaliste]  Que signifie le fait d’être noir aux Etats-Unis ?

Chimamanda Ngozi Adichie : Durant mon enfance, au Nigéria, je me considérais comme Igbo, mon groupe ethnique, et comme Nigériane. Je me considérais aussi comme catholique. Telles étaient les identités qui prévalaient au Nigéria. Aux Etats-Unis, j’ai vite compris que j’étais considérée comme « noire ». Et que les noirs étaient chargés de nombreux stéréotypes négatifs. Qu’être noirs est une identité qu’on ne choisit pas, mais avec laquelle il faut presque toujours composer, qu’il faut en tout cas assumer, car c’est une identité imprégnée d’injustice. Dire qu’on ne choisit pas cette identité revient à dire qu’elle est en grande partie fondée sur des caractéristiques physiques. […]

JB [Journaliste] : Faudrait-il supprimer toute référence à la race aux Etats-Unis ?

CNA : Je ne suis pas certaine que la race soit une réalité biologique. Je trouve que la science n’est pas claire à ce sujet, peut-être parce que le concept même de race est tellement enraciné dans une histoire d’injustice que même la science de la race devient suspecte. On nous dit que les humains de races différentes sont semblables, mais en même temps on nous dit aussi que des groupes raciaux spécifiques sont plus susceptibles de contracter certaines maladies. J’en viens donc à me poser la question : comment êtes-vous parvenu à différencier les races pour arriver à cette conclusion médicale ? C’est une question qui m’intéresse. Mais le véritable sujet est ailleurs : la race n’est pas une question de biologie, mais de sociologie. La seule raison pour laquelle la race importe, c’est le racisme. Si nous ne vivions pas dans des sociétés qui traitent les gens différemment en fonction de leur apparence, ces différences n’auraient pas d’importance. […]

 

 (Re)lire : 

  • Chimamanda Ngozi Adichie, L’Autre moitié du soleil (Half a yellow sun, 2006), trad. fr. Mona de Pracontal, Paris, Gallimard, Folio.
  • Chimamanda Ngozi Adichie, Americanah, trad. fr. Anne Damour, Paris, Gallimard, Folio, 2016. 
  • Chimamanda Ngozi Adichie, L’Hibiscus pourpre, trad. fr. Mona de Pracontal, Paris, Gallimard, Folio.
  • Pour en savoir plus sur la romancière, voici son site internet où plusieurs vidéos peuvent être consultées : https://www.chimamanda.com
  • Chinua Achebe, Le Monde s’effondre (Things fall apart), trad. fr. M. Ligny, Paris, Présence africaine, 1973. 
  • V.S Naipaul, A la courbe du fleuve ( A bend in the river), trad. fr. G. Clarence, Paris, 10/18, Domaine étranger, 1995.
  • Même s’il date de 2007, l’article de X. Garnier, disponible sur le site Persée, peut permettre de comprendre, pour celles et ceux qui souhaitent, « l’évolution de la littérature africaine » contemporaine  : https://www.persee.fr/docAsPDF/caief_0571-5865_2007_num_59_1_1641.pdf 
  • Pour découvrir les activités éditoriales du journal Kwani : http://www.kwani.org 

 

Sources: Gallimard, Youtube, Ted Show, Kwani, www.chimamanda.com,revue America @americamook, @franceculture.