Manon – « Avoir l’occasion d’appréhender la complexité d’un monde »

    Il y a quelque chose de ravissant et de singulier dans l’étude des lettres : c’est la vision d’un mot, de deux ou de mille pouvant tout dire et tout exprimer. Il y a dans l’exercice de l’écrivain un mystère unique, de l’ordre de la magie, et ce parce que l’écrivain fait don de sa pensée, de ses idées et de ses songes. D’où l’utilité voire la primordialité de comprendre tout ce que recouvre la notion de Littérature.
   Goethe disait « je hais tout ce qui ne fait que m’instruire, sans augmenter ni stimuler directement mon activité » : c’est ici précisément que l’on comprend en quoi l’apprentissage des Lettres est important, dans le sens où il ne se limite pas à l’unique réception d’un savoir. La littérature est pour moi une passerelle entre le monde et l’idée, entre le réel et l’imaginaire. Elle en dit long sur ce qui nous entoure et permet à mon sens, d’élever l’individu : non seulement parce que la littérature touche à l’Humain, au sensible, mais aussi parce qu’elle est éminemment liée à l’Histoire d’une époque et d’une civilisation.
   Il me semble qu’être en Lettres aujourd’hui signifie beaucoup, c’est d’abord se donner les moyens de se forger une opinion propre et détaillée sur de nombreux sujets, c’est ensuite l’invitation à se rapprocher de l’Autre, tout en comprenant mieux qui nous sommes. C’est enfin apprendre à accueillir les mots, plus encore, à savoir dire le mot juste et précis pour toute chose.
   Être étudiant en Lettres, c’est avoir l’occasion d’appréhender la complexité d’un monde, le plus subtilement et sincèrement possible.

Manon R., étudiante en L1 de Lettres modernes, bac économique et social.

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